Le corps humains est composés de nombreux points vitaux appelés "Kyusho" sur lesquels une attaque précise et puissante provoque un traumatisme pouvant aller jusqu'à la mort. Ce sont des points particulièrement vulnérables et généralement situés sur une ligne médiane du corps. Tous ne sont pas identiquement sensibles et l'effet produit dépend de la qualité de l'attaque.
Ces points vitaux sont regroupés par zones :
_ Jodan (niveau haut) : visage, cou, nuque
_ Chudan (niveau moyen) : poitrine, ventre, dos, reins, côtes
_ Gedan (niveau bas) : bas-ventre, jambes
On considère qu'une attaque franche (Atemi) portée sur l'une de ces zones provoque une onde de choc qui se propage aux points vitaux les plus proches.
En Aikido la puissance d'un Aikidoka se manifeste de plusieurs manières :
_ Le niveau de puissance du "Ki" ou Energie vitale AI KI DO = Recherche (DO) pour l'Union (AI) des Energies vitales (KI)
_ Chushin-Ryoku (Puissance de l'axe du corps)
_ Shuchu-Ryoku (Concentrer la puissance en un seul point)
_ Kokyu-Ryoku (Puissance de la respiration)
L'Aikido est un art martial classé "Self Defense" cependant le perfectionnement du Shuchu-Ryoku combiné ou non avec le Kiai (voir description ci-dessous) permet d'égaler la force d'attaque d'un Karateka. (voir dans la video ci-dessous de Shioda Sensei à 01min:25sec / 01min:26sec)
Source Image + une partie du texte modifiéKiai ?
Kiai est un terme japonais, utilisé dans les budo. Il est composé des kanji
_ 気, qui se lit « ki » , et désigne l'énergie interne, l'âme, l'esprit, la volonté... voir l'article Qi (spiritualité)
_ 合, qui se lit « ai »(contraction de « awasu »), réunir.
Parfois vu à tort comme le « cri qui tue » des karatékas, il s'agit d'une « extension du ki », de l'extériorisation d'un « cri interne », du souffle-énergie (kokyu-ryokyu) dans une coupe, un mouvement martial. C'est la concentration de toute l'énergie du pratiquant dans un seul mouvement.
Le kiai est un cri particulier : l'air est bloqué au niveau de la gorge ou de la glotte par la contraction des muscles. Anatomiquement, ce mouvement, s'il est bien contrôlé, peut provoquer la contraction simultanée de la plupart des muscles du torse et de l'abdomen, ce qui peut amortir les coups reçus par le pratiquant.
En tant qu'offensive, les effets du kiai sont légendaires. Ainsi Miyamoto Musashi aurait tué un scorpion en poussant un cri inaudible, faisant chuter l'animal mort devant son adversaire, lequel, impressionné, prit la fuite. Certains ont avancé qu'un son correctement produit puisse provoquer la mise en résonance d'un corps, jusqu'à sa rupture, d'où le « cri qui tue » ; il s'agit cependant largement d'une tentative de rationalisation d'un fait souvent rapporté mais jamais établi.
La maîtrise du kiai, le kiaijutsu, demande une bonne connaissance et un bon contrôle de l'appareil respiratoire et des muscles de l'abdomen. Le kiaijutsu développe donc la force, la durée et la maîtrise de la respiration. Le concept, japonais, vient cependant de Chine, où les moines du monastère de la colline Shaolin utilisent un cri similaire pour l'exercice du qi gong. On retrouve également cette technique dans les arts martiaux coréens (yatz ou kihap), vietnamiens et thailandais.
Comme on l'entend souvent chez un grand nombre de débutants, le "kiai" est prononcé "kiaï"... Mais il n'y a pas vraiment de mot precis pour le dire.
Source Kiai